Au carrefour des Internets, rencontre entre arts et sciences, à Pau et sur le web, avec le festival accès)s( qui se tient jusqu’au 12 décembre 2020.

La direction artistique est assurée par Jean-Jacques Gay, critique d’art, expert en art numérique et Thomas Cheneseau, artiste et enseignant. Pour sa 20e édition, le festival aborde la notion du « melting point », ce point de fusion ou de liquéfaction à laquelle une matière passe de l’état solide à l’état liquide.

Sommes nous à ce point de fusion homme/machine ? Réponses en images avec des youtubeurs invités, des créateurs de technologie électro-cybernétique. Au programme, de la photographie numérique aux narrations interactives, du net art au web-design, des Glitch artistes aux communautés virtuelles. Bilan d’un internet hybride et fractal. Focus sur 3 oeuvres sur la trentaine présentées sur le site du festival : https://acces-s.org

Anne Horel (2020)

L’oracle a parlé, celui de Anne Horel, artiste née en 1984, qui explore l’espace social digital, et notamment Instagram, outil et média en soi. Ce collage géant sur des cimaises agit comme un filtre QR code : le scan de ce dernier nous renvoie vers une animation Instagram. Depuis 2009, l’artiste travaille autour de la notion d’avatar, le soi physique et le soi self-médiatisé, et en particulier dans l’espace des réseaux sociaux. De l’écriture de chansons en compilant des noms de groupes Facebook, à une success story sur Vine.

Agnès de Cayeux et Laura Mannelli (2019)

Trois sculptures connectées, trois objets qui rappellent des vasques, formes ancestrales voire rituelles, disposées les unes dans les autres, la dernière contenant un « galet » gris clair. C’est à l’attention de ces deux « pierres », objets technologiques connectés à des enceintes, que les artistes lisent, chacune de leur côté, des extraits de deux sciences-fictions. « Les machines n’oublient pas, elles n’ont pas appris à oublier » : commentent les artistes, Agnès de Cayeux, pionnière en art numérique, née en 1966, et Laura Mannelli, née en 1980. Les Cyborgiennes placent autant leur œuvre sous le signe de l’étrangeté que sous celui de l’hybridation.

Samuel Bianchini (2020)

Visible Hand est une œuvre d’art de Samuel Bianchini en ligne basée sur l’image d’une main, une sorte d’icône, composée de caractères typographiques à la manière de l’art ASCII. Les chiffres et les lettres qui composent l’image de cette main visible sont dynamiques et ne cessent d’évoluer : générés en temps réel en suivant les hausses et les baisses des indices boursiers du monde entier ils donnent vie (visibilité) à la main virtuelle. L’image bouge en fonction du volume des transactions financières, qui alimentent et perturbent simultanément cette main. Coincée entre le numérique et le financier, entre deux formes de représentation d’un flux visible, cette main semble lutter constamment pour sa visibilité et contre sa réalité incertaine. Le moindre geste peut faire signe. dispotheque.org/en/visible-hand


EXPOSITION VIRTUELLE
20 oeuvres historiques web narratives
JODI, Claude Closky, Rafael Rozendaal, Nicolas Frespech, Martine Neddam, Emilie Gervais & Félix Magal, Jankenpopp & Zombectro, Reynald Drouhin, Olia Lialina, Faith Holland, Jan Robert Leegte, LaTurbo Avedon, Zach Lieberman, Cornelia Sollfrank, Andy Picci, Miltos Manetas, Constant Dullaart, Françoise Gamma, Ivan Argote, Amalia Ulman.
xx.acces-s.org

A PAU
Le Bel Ordinaire-Billière, espace d’art contemporain de la Communauté d’agglomération Pau-Béarn-Pyrénées
du 9 octobre au 12 décembre

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