De l’écriture de chansons sur Facebook à ses micro-vidéos populaires sur Vine, Anne Horel a fait du web social son champs de création, et en particulier sur Instagram où elle publie aujourd’hui stories et filtres en réalité augmentée. Depuis 2009, l’artiste travaille autour de la notion d’avatar, le soi physique et le soi self-médiatisé.

« Le visage est assumé dans mes collages numériques« , témoigne dans un sourire Anne Horel interrogée sur sa série de portraits animés sur Instagram. Il y a une forme de génie à la Giuseppe Arcimboldo et ses « têtes composées » dans ses compositions à base de fruits, de légumes, d’animaux et de pictos digitaux. Un univers foisonnant qui, à l’instar du peintre maniériste du XVIe siècle, fait éclore la caricature.

Les filtres Instagram en réalité augmentée sont devenues un rendez-vous prisé par sa communauté de près de 6k abonnés. Avec l’outil SPARK Art, lancé en août 2019 par Instagram, Anne Horel produit des oeuvres participatives, des masques à l’usage de tous. Les internautes se parent de ses créations, et s’en amusent. Entre support et apparat. « Le filtre est une interaction de soi avec son téléphone« , commente l’artiste digital, née en 1984, qui utilise les fonctionnalités des réseaux sociaux comme d’une palette.

Ses clips d’inspiration pop, emprunts d’un kitsch contemporain, sont régulièrement postés sur sa chaine YouTube. A visionner, la vidéo « Psychotropique », sorte de kaléidoscope mêlant cris et sourires, détails amusants ou troublants, étirement de l’espace et maximalisme. Anne Horel appartient à la nouvelle génération du web art, et son univers se diffuse avec une viralité heureuse et espiègle. Une artiste, à suivre !

www.instagram.com/annehorel

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