Qu’est-ce qu’un portefeuille digital ? Il contient à la fois l’empreinte digitale du tableau, son jumeau numérique et les informations essentielles de l’oeuvre. Ce Biometric Art Passport – ou BAP- est aux œuvres d’art “physiques et matérielles” ce que le NFT -ou Non Fungible Token- est aux œuvres digitales. A l’occasion de la vente de la toile « Dieppe » de Claude Monet le 6 juin à Artigny (Val de Loire), la maison de ventes aux enchères Rouillac et l’entreprise technologique Artmyn inaugurent ce qui pourrait bien êre désormais la norme.

Si le système des Non Fungible Token va permettre de structurer le marché émergent des oeuvres d’art numériques et immatérielles échangées en crypto monnaies, le Biometric Art Passport d’Artmyn s’adresse à la nouvelle génération de collectionneurs et de créateurs qui se reconnaissent à travers les nouveaux usages, plus inclusifs et plus décentralisés. Grâce à sa technologie de numérisation en Ultra-Haute résolution, le scanner d’Artmyn capte les propriétés physiques d’une œuvre sous lumière visible, sous Ultra-Violet (lumière noire), sous infrarouge et sa topographie.

Des algorithmes génèrent le jumeau numérique de l’œuvre. Il possède « le même ADN ». On peut manipuler depuis un écran comme si on tenait l’original entre les mains. C’est ce double digital qui est conservé dans un BAP et inscrit dans la blockchain. Tout comme les NFT qui sont non fongibles, chaque BAP est également unique. Avec un NFT, c’est donc généralement le hash d’une œuvre numérique qui est inscrit dans la blockchain, tandis qu’avec le BAP, ce hash renvoie au jumeau numérique de l’œuvre physique. Dans les deux cas, l’ADN de l’œuvre est inscrit dans la blockchain et rendu infalsifiable. L’une des caractéristiques du double digital généré par le scanner d’Artmyn est de posséder toutes les propriétés physiques de l’œuvre originale.

En inscrivant le BAP dans la blockchain, ce double digital devient inviolable et l’œuvre originale devient donc infalsifiable. Avec un tel système, un artiste peut par exemple éditer des œuvres multiples -comme des lithographies- en quantité limitée, sans avoir besoin de les numéroter. Une numérisation permettant d’identifier précisément chacun des exemplaires… Ainsi que les éventuelles copies !

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