A la Grande Halle de la Villette à Paris, une exposition rend hommage à Napoléon à l’occasion du bicentenaire de sa mort. A découvrir, une sélection d’objets ayant appartenu à l’empereur, et plusieurs portraits à la gloire de Napoléon dont la célèbre allégorie de Jacques-Louis David, Bonaparte, Premier consul, franchissant le Grand-Saint-Bernard, le 20 mai 1800. Du 14 avril au 19 septembre 2021.

Le premier portrait équestre de Bonaparte par Jacques-Louis David est une commande en août 1800, du roi d’Espagne Charles IV, un admirateur de Premier consul. Le peintre va réaliser quatre autres tableaux équestres de 1801 à 1804. Il est signé et daté L. DAVID L’AN IX sur la lanière de poitrail du cheval.
« De la fougue », aura indiqué Bonaparte à David, désir largement satisfait par l’artiste. Sur la toile monumentale (2,60m x 2,20m), l’homme conquérant désigne du doigt le but à atteindre de sa main droite dégantée. Sa main gauche est enveloppée dans un gant à crispin blanc brodé or. Le Premier consul apparaît dans son uniforme bleu de général de la République avec un manteau fantaisiste jaune-orangé. Il arbore une écharpe blanche aux motifs brodés avec franges or. Il porte un sabre de cavalerie légère à l’orientale, très proche de celui de Marengo, maintenu par des bélières en maroquin rouge brodé or.
Plus jeune qu’en réalité. Photoshopé avant l’heure ! Le général Bonaparte a déjà 31 ans en 1800 lorsque David le représente. Le cheval fougueux est inspiré d’un précédent tableau de David Les Sabines dans lequel le peintre a travaillé l’expression du couple cavalier-cheval. Exposé au Palais Royal de Madrid en août 1802, le tableau est légué à la Malmaison par Eugénie Bonaparte, princesse de la Moskowa.

Banksy détourne en 2018 à Paris l’œuvre iconiqueBonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard, par Jacques-Louis David (inspiré du 2e tableau réalisé en 1802, avec sa cape rouge). Le street-artist représente une figure juchée sur un cheval cabré, en plein élan. Face au vent, son visage est dissimulé par un grand voile rouge qui l’aveugle. Une fresque contestataire réalisée peu après la célébration de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin.

Pour en savoir plus www.napoleon-histoire.com

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