Lancé en 2015 à Zagreb, ce concept original d’un musée immersif de l’illusion a conquis New York, Shanghai, Athènes, Dubaï, Toronto, et depuis décembre 2019, Paris. Steven Carnel, son fondateur, promet une expérience multi-sensorielle, à la fois ludique et scientifique. Pari tenu.

Illusions d’optique, hologrammes, puits sans fond… Un spectre d’illusions s’offre au visiteur qui apprend à regarder, observer, et déjouer les signes. Votre reflet déformé dans la Salle des miroirs, une Salle de l’infini pour tenter de résister aux lois de la gravité et des dimensions. Le Musée de l’illusion met au défi de perdre ses repères.

Infiniment grand et petit. Conçue par l’ophtalmologue américain Adelbert Ames junior, une des salles semble cubique, alors qu’elle est trapézoïdale. Son sol et son plafond sont inclinés. Quand on se place du côté le plus bas, on paraît petit, alors que le copain, en face, semble géant. L’œil ne reconnaît pas la profondeur, le plancher semble plat.

L’univers tridimensionnel créé par le Tunnel Vortex a été l’expérience la plus marquante selon un groupe d’adolescents interrogés. Sous son air visiblement stable et plane, cette illusion s’octroie le droit de vous faire tourner la tête.

Le manque de références dans l’art est un peu décevante. Cela aurait été l’occasion d’expliquer les jeux de perspective du Parthénon par exemple. Parler de l’entasis, cette technique qui consiste à bomber légèrement le fût des colonnes pour imposer un semblant de formes rectilignes. L’intérêt est là néanmoins, et de façon très pédagogique.

https://museedelillusion.fr/

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